Hiéronyme Jean Phébus de Nazareth, baron de Mansac

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Hiéronyme Jean Phébus de Nazareth, baron de Mansac
« le: 29 mars 2016 à 03:23:18 »
Hiéronyme Jean Phébus de Nazareth, baron de Mansac, sieur d'Yssandon et de Saint-Solve, est né le 9 Janvier 1616 à Brive-la-Gaillarde au sein d'une maison de petite noblesse d'épée. Sa famille est originaire du lieu-dit de Nazareth, à quelques kilomètres au sud de Brive. Territoire sous la juridiction des vicomtes de Turenne depuis des siècles, il obtint son nom de l'un d'entre-eux qui baptisa ainsi cette bourgade à son retour de croisade. Son père, Louis de Nazareth, eut la riche idée de rajouter une couche sur ce patronyme fort galiléen. L'origine de sa maison remonte à la guerre de Cent Ans où un de ces aïeuls officiait comme simple piéton sous la bannière de Bertrand du Guesclin. Il obtient ses lettres de noblesse suite à la bataille de Montiel en 1369 où il aurait, prétend-on, aidé à capturer Pierre le Cruel, roi de Castille. Il obtient pour ce haut fait la seigneurie de Mansac, petit bourg corrèzien, élevée par la suite en baronnie et agrandie des seigneuries voisines d'Yssandon et de Saint-Solve au gré des héritages et des acquisitions opportunes.

Sous les guerres de religion, sa famille demeure fidèle à la foi catholique dans une région où la noblesse embrasse en majorité la Réforme. Menacée par la maison voisine de la Tour d'Auverngne de Turenne, elle se place sous la protection d'une autre puissante famille locale, les comtes d'Ayen et s'anonymise rapidement dans l'ombre des grands vassaux du Limousin. Son père officiait comme veneur d'Henri de Noailles, lieutenant général du roi Henri IV, gouverneur du Rouergue et bailli d'Auvergne. Il s'était considérablement appauvri d'une part en raison des ravages de la guerre sur ses revenus fonciers (dans une région de surcroît vile et rustre), d'autre part à cause d'un mariage avec un très mauvais parti, Jeanne de Tauves, une auvergnate mal dégrossie dont le père criblé de dettes ne put fournir une dot suffisamment intéressante. Cerise sur le gâteau, la bougresse ne lui donna que des filles, sept en l'occurrence, avant que n'arrive l'enfant du miracle.

A peine hurlait-il expulsé des entrailles de sa mère que le nouveau-né Hiéronyme présentait déjà des proportions hors normes. On l'avait pesé à un peu plus de huit livres de Paris (~4kg) et sa croissance ne fit que confirmer ces mesures. Il dépassait aisément tous les autres enfants de plus d'une tête et là où tous les maux fauchaient un à un les chérubins, lui voyait passer les hivers sans que sa vigueur exceptionnelle ne défaille. Arrivé au terme de son adolescence, on remarqua en le faisant passer sous la toise qu'il la dépassait en fait très légèrement (~1m95) et il affichait cent quatre-vingts livres à la pesée (~87kg). Les plus flatteurs le comparaient au roi François premier du nom, avec des traits plus... corrèziens.

Élevé dans l'hôtel particulier familial de Brive-la-Gaillarde entouré par sa mère et ses soeurs, Hiéronyme s'y ennuie et se sent rapidement confiné. Il trouve son salut dans la chasse qu'il pratique assidument avec son paternel lors de séjours dans le domaine historique de la famille à Mansac et en compagnie du comte d'Ayen. Il se déplace ponctuellement à Paris lorsque son père accompagne son suzerain auprès de la cour de Louis XIII et se fait une première idée des hautes sphères du royaume. Fils unique taciturne, distrait et davantage intéressé par les activités physiques plutôt que les lettres, il se destine bien naturellement à une carrière martiale.

A l'âge de quinze ans, dans un geste d'apaisement envers les vicomtes de Turenne protestants, il s'engage comme enseigne dans les rangs du régiment d'Eu mené par le jeune et dynamique Michel de la Tour d'Auvergne, qui sort de quelques année de service auprès de la couronne des Provinces-Unies. Plongé dans le chaos de la guerre de Trente Ans, il combat sur le front du Rhin et participe notamment au siège de la Mothe en 1634 et celui du Vieux-Brisach en 1638. Impressionné par le style d'escrime tout en puissance et rugueux de l'école germanique couramment répandue dans l'armée impériale, il en étudie les bottes et feintes sous le patronage d'un observateur saxon avec qui il avait sympathisé sur les champs de bataille lorrains et alsaciens. Il apprend peu de temps après le décès de son père et doit prendre congé pour mettre de l'ordre dans le domaine familial et sécuriser son héritage convoité par ses nombreux gendres.

Apprenant le soulèvement de la Catalogne en faveur de la France et le début de la guerre des Faucheurs, il se fait reverser sur le front du Roussillon. Son expérience et sa gouaille amplifiée par son physique terrifiant lui permettent d'intégrer les rangs des officiers comme lieutenant au sein du régiment de cavalerie d'Henri-Robert de la Marck, baron de Sérignac. C'est au cours de son passage dans la cavalerie qu'il se spécialise dans le maniement de la forte-épée ou épée wallonne, dont la largeur et le double-tranchant plaisaient à un homme peu porté sur la finesse. En janvier 1641, il se distingue en chargeant inconsciemment mais avec panache un tercios, ces fameux carrés d'infanterie réputés pour leur invincibilité, au cours de la bataille de Montjuïc où le régiment de Sérignac bouscule l'armée espagnole aux prises avec les révoltés catalans. Hélas, il est grièvement blessé lors de ce coup d'éclat et reçoit même l'extrême-onction tandis que sa plaie infectée le faisait transpirer et halluciner. Grâce à sa constitution exceptionnelle et la divine providence, il se remet miraculeusement mais doit prendre un congé de convalescence.

Après plusieurs mois passé auprès des siens à Brive, il remonte à Paris avec une recommandation de Sérignac qui lui permet d'intégrer le prestigieux régiment des Gardes-Françaises, chargé de la protection du roi et de la sûreté de Paris. Il est assigné à la garde de Gabriel de Rochechouart de Mortemart, gouverneur de Paris, avec qui il sympathise. Éloigné des champs de bataille, il tue le temps dans la maîtrise des armes et la bonne chère. C'est durant cette période que naît son amour immodéré pour les pommes dauphines. Au printemps 1643, alors qu'il s'apprêtait à prendre une permission pour rentrer dans ses terres natales, il est secrètement abordé par Arnaud de Laincourt qui l'enjoint de se mettre au service des Lames du cardinal de Richelieu. Ne pouvant décliner un tel honneur, Hiéronyme accepta de devenir le poing ferme et autoritaire de l'équipe nouvellement formée.
J'ai passé une excellente soirée.... Mais ce n'était pas celle-ci.

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Re : Hiéronyme Jean Phébus de Nazareth, baron de Mansac
« Réponse #1 le: 29 mars 2016 à 10:18:44 »
Merci !

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Re : Hiéronyme Jean Phébus de Nazareth, baron de Mansac
« Réponse #2 le: 29 mars 2016 à 10:51:31 »
Nice.  :yes:
Ça contraste quand même singulièrement avec les Backgrounds Neko et moi, pour le coup  ;D
Tu laisses les Bountys en dehors de ça !

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Re : Hiéronyme Jean Phébus de Nazareth, baron de Mansac
« Réponse #3 le: 29 mars 2016 à 23:20:59 »
Oui, je me sentais déjà petite joueuse face au tien, Yannick, mais là.......... va falloir que je planche dur pour remonter le niveau.......... :-X
La situation est désespérée mais elle n'est pas sérieuse !

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Re : Hiéronyme Jean Phébus de Nazareth, baron de Mansac
« Réponse #4 le: 29 mars 2016 à 23:40:56 »
Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je pensais plus finesse Vs force.

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Re : Hiéronyme Jean Phébus de Nazareth, baron de Mansac
« Réponse #5 le: 31 mars 2016 à 08:57:18 »
Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je pensais plus finesse Vs force.


Certes, mais ça change rien à ce que j'ai dit... va falloir que je peaufine le mien  :P